Virginie et Pierre sont depuis 2009 propriétaires
d'un terrain agricole d'environ 1 hectare sur la commune de Berbérust-Lias dans les Hautes-Pyrénées (65).
Une véritable petite installation agricole a vue
le jour autour du dressage de mules pour ravitaillement en montagne avec le soutien de la Région et reconnue par les administrations compétentes.
Un premier refus discriminatoire
:
Une première demande de construction est refusée
en 2009 pour un abri agricole en bois de 18 m², malgré l'accord de la mairie. Les services de l'État invoquent la « sécurité incendie » alors que de nombreuses autorisations dans les mêmes
conditions sont régulièrement données.
Politique de guichet, abus de pouvoir,
harcèlement :
Une deuxième demande est déposée pour
l'installation de deux yourtes (tentes mongoles) afin de leur permettre de rester sur le lieu d'exploitation le temps de développer l'activité. Devant un deuxième refus, démotivés dans leur
démarche pour trouver un cadre légal à leur outil de travail, Virginie et Pierre s'essoufflent et, considérant le caractère démontable de leurs tentes, décident de s'installer avec leur fille
de 6 ans.
C'est alors que l'administration a commencé le
harcèlement. Plutôt que d'expliquer la bonne procédure, (ce type d'installation relevant du droit au camping) elle s'est contentée de dresser un Procès Verbal d'infraction.
Bientôt une visite des gendarmes annonce, en
dehors de toute procédure légale avalisée par un tribunal, la venue d'une entreprise de démolition si le démontage n'est pas effectif dans les trois mois, assortie de 4 x 1500 euros d'amende
!!
La pression fonctionne, la famille
prend peur et contacte HALEM, le DAL, le RAAL qui soulignent unanimement l'intimidation abusive exercée.
Qu’est-ce qui leur est reproché ?
L'administration considère qu'une yourte est une construction inhabituelle dans le paysage montagnard des Pyrénées et serait de nature à porter atteinte à l'environnement
architectural.
Cette considération subjective va dans le sens de
quelques développeurs touristiques souhaitant trier sur le volet les habitants du pays par des filtres sociaux. Au nom du paysage, le taux de résidences secondaires augmente ne donnant accès
aux logements disponibles qu'à un public fortuné.
Nous considérons :
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Que cette installation est innovante et
pertinente pour un territoire en déprise.
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Que ces habitats éphémères et mobiles n'ont
qu'une très faible empreinte écologique.
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Que l'entretien des parcelles, outre le
remembrement rural et la revitalisation des zones de montagne désertées, contribue largement à la sauvegarde du patrimoine pastoral.
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Que la lutte contre les incendies s'organise
quotidiennement par le défrichage et l'entretien des parcelles. De plus, 2 cuves de 1000L ont été installées, ainsi que la création de points d'eau (bassins creusés). La législation
oblige l'utilisation de moyens exagérés pour ce type d'installations aux dires des pompiers eux mêmes.
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Que dans des régions où les loyers deviennent
rares et prohibitifs, les habitats réversibles ou mobiles permettent l'installation d'une population très diverse. Dans tous les cas, ces habitats laissent le temps aux nouveaux arrivants
de s'adapter au lieu, de s’intégrer à la vie locale et de se concentrer sur leur activité économique sans subir un investissement lourd lié à la construction ou l'achat d'un
habitat....
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Que le vide juridique concernant ce type
d'installation permet d'appliquer une politique de guichet, entraînant discriminations et abus de pouvoir.
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Que la politique du logement en milieu rural
est une véritable fabrique à SDF et désertifie les campagnes hors saison touristique, favorisant également la fermeture des services à l'année (écoles, postes, administrations,
épiceries...)
La peur est tenace et Virginie et Pierre ont
tendance à croire les propos du bras armé de l'état. Ils décident donc, d'organiser un pique-nique de soutien sur place le 1er mars 2011. La participation massive malgré la neige et les
conditions difficiles d'accès redonne confiance. La cause est juste et suivie.
Mais le procureur ne l'entend pas de cette
oreille et poursuit la famille au
tribunal
correctionnel de Tarbes le jeudi 9 juin à 8h30.
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Nous
demandons l’obligation pour les communes de moins de 3 500 habitants qui, n'étant pas soumises aux 20% de logements sociaux, soient obligées de mettre à disposition des terrains pour des
habitats légers. Le développement touristique ne doit en aucun cas se faire au détriment de la population
locale.
Contacts : Local Virginie et Pierre 06 13 97
03 33
Coordination Dominique 06 10 94 66
82
Juridique Clément 06 30 94 85
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